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La biodiversité Val-d'Oisienne

Le 22 mai se déroulait la Journée Mondiale de la biodiversité. Aujourd’hui, un consensus scientifique assure que la diversité biologique et la préservation de la biodiversité sont les clefs d’un environnement sain.

2021 marque le 28ème anniversaire de la Convention sur la diversité biologique, signée le 22 mai 1993. Cette Convention a été signée par un grand nombre d’États et vise à défendre la diversité biologique, l’utilisation durable des ressources naturelles et la protection des ressources génétiques. 

La France se situant au carrefour de quatre régions géographiques (alpine, atlantique, continentale et méditerranéenne), elle abrite une grande diversité d’espèces. Mais, les activités humaines qui se tiennent sur l’un des territoires les plus développés du monde, place notre pays parmi ceux qui compte le plus d’espèces menacées. En effet, la biodiversité est sous pression et la situation des écosystèmes est préoccupante : l’artificialisation des sols, la fragmentation des milieux naturels, le changement climatique et la pollution chimique et lumineuse sont autant de menaces qui pèsent sur le territoire français.


En tant qu’habitants du Val-d’Oise, nous avons la chance de côtoyer une grande diversité d’espèces. On constate néanmoins que nombre d’entre elles sont menacées par les activités humaines. Par exemple, 11% de la flore est menacée à court terme, soit 150 espèces des 1321 vivant dans le département du Val-d’Oise !

Aussi, environ 20% du patrimoine faunistique est menacé, ce chiffre variant d’un groupe à l’autre : espèces nicheuses (143), espèces de mammifères (21), espèces de chauves-souris (20), espèces d’amphibiens (12), espèces reptiles (7)…


À l’échelle nationale, de nombreuses mesures sont mises en place pour protéger la biodiversité et s’étendent à chaque territoire régional et départemental, en conscience de la richesse de notre patrimoine biologique et de sa diversité. En effet, chaque territoire français a ses particularités et accueille des espèces très diverses qui forment cet ensemble précieux qu’est la biodiversité française. 


La France s’est tout d’abord engagée à porter à 30% la part des aires marines et terrestres protégées : cette mesure permet d’endiguer l’érosion de la biodiversité. Par ailleurs, les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) ont été progressivement mis en place afin d’intégrer à part entière les enjeux liés à la biodiversité dans les projets d’aménagement territoriaux et urbains. En 2018, un « plan biodiversité » a permis d’installer des leviers en faveur de l’objectif de réduire à zéro la perte nette de la biodiversité mais aussi à accélérer la stratégie de protection.

En 2009, un Observatoire de la biodiversité a été créé et la loi Labbé de 2014 a permis de réduire significativement l’utilisation de produits phytopharmaceutiques lors de l’entretien des territoires. Une augmentation de 67% du budget a été engagée entre 2000 et 2016, passant de 1,2 milliard d’euros contre plus de 2 milliards. 


Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, la France est vivement engagée dans la préservation de la biodiversité : la France est désormais le seul pays au monde à avoir mis fin à la recherche et à l’exploitation de gaz et de pétrole sur son territoire, et est le premier pays du G7 à avoir acté la fermeture des centrales à charbon.


La France s’est aussi dotée d’une stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée ; et de sortie du glyphosate. La loi « climat et résilience » récemment votée à l’Assemblée Nationale a également marqué l'arrivée de mesures fortes concernant la rénovation thermique, la pollution lumineuse ou encore l’artificialisation des sols. 


À l’échelle du Val-d’Oise, des initiatives ambitieuses voient également le jour. Le vendredi 20 décembre 2020, l’île d’Herblay-sur-Seine a été nommée comme sanctuaire pour la biodiversité. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une vraie étude : l’île d’Herblay constituait le meilleur lieu pour la mener à bien, et le département souhaiterait la réitérer à long terme sur d’autres îles du Val-d’Oise. L’évolution de la biodiversité fera l’objet d’un suivi scientifique. Ce projet constitue un grand espoir pour le Val-d’Oise et ses espèces!


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