L'endométriose, un combat vers la reconnaissance de la maladie

Le 11 février dernier, un rapport d’information sur les menstruations a été adopté par l’Assemblée nationale. Ce travail, ces discussions et ces préconisations, auxquels ma collègue Laëtitia Romeiro Dias a apporté tout son engagement et son énergie m’ont beaucoup inspiré. En effet, ce rapport très complet m’a donné l’envie de m’intéresser au sujet de l’endométriose.

Des échanges et des rencontres avec des acteurs majeurs de la lutte pour la reconnaissance de l’endométriose m’ont permis de comprendre les multiples enjeux liés à cette maladie.

1 femme sur 10 souffre d’endométriose, et pourtant, cette maladie est méconnue et souffre d’un délaissement médical irresponsable. Ainsi, les femmes qui en sont atteintes attendent en moyenne 7 ans avant d’être diagnostiquées. Les traitements existants sont des traitements d’appoints, pour la plupart inefficaces, lourds et douloureux. 

Cette ignorance publique doit faire l’objet d’une stratégie de remédiation, puisque presque 200 millions de femmes dans le monde en souffrent. D’autant que cette maladie est loin d’être bénigne : souffrances handicapantes voire invalidantes, fatigues chroniques, douleurs urinaires et pelviennes, troubles digestifs, saignements menstruels abondants, douleurs pendant les rapports sexuels… et même dans les cas les plus graves, infertilité. 

Par son ampleur, l’endométriose est un enjeu de santé publique : il n’est pas acceptable qu’une maladie si répandue soit méconnue voire mal perçue par certains médecins qui accusent les femmes touchées d’inventer ou d’exagérer. Par son genre, elle est un enjeu crucial d’égalité entre les femmes et les hommes : les femmes qui en souffrent sont souvent considérés comme coupables. Coupables de ne pas pouvoir travailler, coupables d’avoir mal pendant les rapports sexuels, coupables de ne pas pouvoir enfanter. Elles ne sont pas coupables, elles sont les victimes d’une maladie féroce dont l’invisibilisation par la société renforce leur souffrance. 

L’endométriose est une maladie entouré du tabou autour des menstruations, que ma collègue a contribué à lever au sein de nos institutions en publiant ce rapport. Cela a constitué un grand pas en avant, puisque nos leviers législatifs vont être prochainement mobilisés pour en appliquer les préconisations. Afin de mobiliser la société toute entière autour de cet enjeu de santé publique et d’égalité entre les sexes, j’ai souhaité présenter ce combat dans les médias en publiant une tribune, qur vous trouverez à ce lien : https://www.huffingtonpost.fr/entry/lendometriose-un-combat-que-la-politique-et-la-societe-menent-avec-les-femmes-blog_fr_60c8ae79e4b07e543bbe1c69

Je suis fier et heureux du travail accompli, en coopération avec des acteurs engagés dans la lutte pour la reconnaissance de cette maladie. Je remercie évidemment Laëtitia Romeiro Dias, Lorie, M. Philippe Douste-Blazy, le Pr Horace Roman, ainsi que tous les co-signataires de ma tribune. La route est encore longue, mais je suis persuadé que la prise de conscience collective est en marche, et je poursuivrais mon engagement en ce sens ! 

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